{"id":2828,"date":"2024-02-21T13:00:15","date_gmt":"2024-02-21T12:00:15","guid":{"rendered":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/?p=2828"},"modified":"2024-02-22T15:34:41","modified_gmt":"2024-02-22T14:34:41","slug":"turquie-un-an-apres-le-seisme-ne-lachez-pas-antakya-renaitra-3-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/turquie-un-an-apres-le-seisme-ne-lachez-pas-antakya-renaitra-3-3\/","title":{"rendered":"Turquie, un an apr\u00e8s le s\u00e9isme : &#8220;Ne l\u00e2chez pas, Antakya rena\u00eetra&#8221; (3\/3)"},"content":{"rendered":"<div class=\"flex flex-grow flex-col max-w-full\">\n<div class=\"min-h-[20px] text-message flex flex-col items-start gap-3 whitespace-pre-wrap break-words [.text-message+&amp;]:mt-5 overflow-x-auto\" data-message-author-role=\"assistant\" data-message-id=\"78278702-66a0-47d6-9039-2680ba21210c\">\n<div class=\"markdown prose w-full break-words dark:prose-invert light\">\n<div class=\"flex flex-grow flex-col max-w-full\">\n<div class=\"min-h-[20px] text-message flex flex-col items-start gap-3 whitespace-pre-wrap break-words [.text-message+&amp;]:mt-5 overflow-x-auto\" data-message-author-role=\"assistant\" data-message-id=\"13a30cbf-5034-4986-b5e2-986accffbff8\">\n<div class=\"markdown prose w-full break-words dark:prose-invert light\">\n<p>Sad\u0131k, Zekiye et Do\u011fu\u015f ont tout perdu le 6 f\u00e9vrier 2023. Le s\u00e9isme d\u00e9vastateur qui a frapp\u00e9 la province d\u2019Hatay a non seulement emport\u00e9 de nombreux proches, mais aussi d\u00e9truit leurs biens et \u00e9branl\u00e9 leur stabilit\u00e9. Un an apr\u00e8s, ils s\u2019att\u00e8lent \u00e0 reconstruire leurs maisons, leurs commerces et leur vie quotidienne. Leur histoire, comme celle de tant d&#8217;autres, est celle d&#8217;une communaut\u00e9 r\u00e9solue \u00e0 se relever.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<h2><b>Sad\u0131k et Zekiye : l<\/b><b>e mois prochain, l\u2019autorisation de construire<\/b><\/h2>\n<figure id=\"attachment_5247\" aria-describedby=\"caption-attachment-5247\" style=\"width: 849px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-5247\" src=\"https:\/\/medialatitudes.be\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/DSCF7315-2-Avec-accentuation-Bruit-600x400.jpg\" alt=\"\" width=\"849\" height=\"566\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-5247\" class=\"wp-caption-text\">Sad\u0131k et Zekiye dans le salon de leurs amis dans le district de Samandag. Les couples se r\u00e9unissent tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement pour se soutenir et s&#8217;entraider. \u00a9 Layam Robert<\/figcaption><\/figure>\n<p>Sad\u0131k n\u2019y va pas par quatre chemins : s\u2019il est rentr\u00e9 \u00e0 Baliklidere, son village au sud d\u2019Antakya (Antioche), c\u2019est pour &#8220;<i>reconstruire [sa] maison&#8221;<\/i>. Bient\u00f4t, il devra retourner \u00e0 Riyad. L\u00e0-bas, il g\u00e8re un restaurant turc avec ses deux fr\u00e8res et il n\u2019est pas pr\u00e8s de s\u2019arr\u00eater.<i> &#8220;On a perdu deux maisons et beaucoup d\u2019argent. Je dois travailler.&#8221;<br \/>\n<\/i><\/p>\n<p>Les mains dans les poches de son manteau de laine, lunettes fum\u00e9es sur le nez et moustache fournie, Sad\u0131k arpente le terrain de sa r\u00e9sidence secondaire. \u00c0 63 ans, il \u00e9tait fier de cette vie qu\u2019il s\u2019\u00e9tait construit, de sa famille et de ses arbres fruitiers. La vingtaine d\u2019agrumiers ne bordent maintenant plus qu\u2019un trou. Sa grande maison de campagne a d\u00fb \u00eatre d\u00e9truite sur demande gouvernementale. Les d\u00e9g\u00e2ts \u00e9taient trop importants, il aurait \u00e9t\u00e9 dangereux d\u2019y vivre. Lui et sa femme, Zekiye, font partie des malchanceux dans leur village, parce qu\u2019ici <i>&#8220;seulement 70 ou 80 maisons se sont effondr\u00e9es<\/i>.&#8221; La plupart des habitants de Baliklidere ont une situation \u00e9conomique confortable. Comme Sad\u0131k, beaucoup travaillent dans les pays du Golfe.<\/p>\n<h2>Client\u00e9lisme et lois d\u2019amnistie<\/h2>\n<p>Depuis six mois, le couple trouve refuge dans leur abri de jardin. Pour ce faire, les autorit\u00e9s n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 faciles \u00e0 convaincre. <i>&#8220;On leur a dit qu\u2019on n\u2019avait nulle part o\u00f9 aller, que notre appartement \u00e0 Antakya \u00e9tait aussi effondr\u00e9.&#8221; <\/i>Le s\u00e9isme a d\u00e9truit plus de <a href=\"https:\/\/ibc.org.tr\/userfiles\/images\/news_content\/IBC-Earthquakes-SitRep30_15December2023.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">36.000 b\u00e2timents<\/a> en Turquie, dont presque 14.000 \u00e0 Hatay. Selon G\u00fcl\u00e7in Erdi, sociologue de la politique turque, deux raisons expliquent cet effondrement massif. Le client\u00e9lisme entre les institutions publiques locales et les entreprises de construction compromet le respect des normes sismiques.\u00a0 &#8220;<i>La conformit\u00e9 des b\u00e2timents n\u2019est pas contr\u00f4l\u00e9e de mani\u00e8re rationnelle et s\u00e9rieuse. On trouve des arrangements, tout le monde se nourrit de ce syst\u00e8me&#8221;<\/i>, d\u00e9taille la chercheuse. Pour G\u00fcl\u00e7in Erdi, cela fait vingt ans que l&#8217;AKP (parti au pouvoir) adopte des lois facilitant la r\u00e9gularisation de b\u00e2timents non-conformes en p\u00e9riode \u00e9lectorale. Elle ajoute qu&#8217;en 2018, une loi d&#8217;amnistie de construction a permis \u00e0 plus de 7 millions de logements de recevoir des titres de propri\u00e9t\u00e9, m\u00eame s\u2019ils ne respectaient pas les normes sismiques. C\u2019est le cas de la maison de Sad\u0131k.<\/p>\n<h2>Un quotidien au rythme des coupures de courant<\/h2>\n<p>Le temps d\u2019assainir leur abri de jardin, le couple a v\u00e9cu en tente dans le village avec quinze de leurs proches. Dans leur nouveau refuge, ils ne sont plus que cinq. Sad\u0131k, Zekiye, leur fille et leurs deux petits-enfants. C\u2019est \u00e9troit, mais chacun semble s\u2019y accommoder. &#8220;<i>On ne peut pas se plaindre&#8221; <\/i>relativise Zekiye, <i>&#8220;il y a tellement de gens qui souffrent dans des tentes ou des conteneurs.&#8221;<\/i> Mais c\u2019est avec un sourire triste qu\u2019elle fait d\u00e9filer les photos de son ancien quotidien sur son t\u00e9l\u00e9phone. Son salon, un canap\u00e9 en cuir capitonn\u00e9, le couple tout sourire devant une \u00e9tag\u00e8re de curiosit\u00e9s.<\/p>\n<p>Le plus dur pour la ma\u00eetresse de maison, ce sont les coupures \u00e9lectriques. <i>&#8220;Parfois, c&#8217;est toute la journ\u00e9e, parfois deux ou trois heures. On pense que c&#8217;est parce que les c\u00e2bles sont en train d&#8217;\u00eatre r\u00e9par\u00e9s<\/i><i>&#8220;<\/i>. Alors, tous les jours, la famille vit au rythme de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. <i>&#8220;Si je me r\u00e9veille et qu&#8217;il y a du courant, je fais tout ce qui doit \u00eatre fait&#8221; <\/i>: douche, cuisine, lessive, m\u00e9nage. Elle consacre le reste de sa journ\u00e9e au jardin, heureuse que ses petits-enfants puissent continuer d&#8217;y jouer. L&#8217;id\u00e9e de louer un appartement \u00e0 Antakya avec son mari lui avait bien travers\u00e9 l&#8217;esprit, mais ce n&#8217;\u00e9tait pas sans risque : <i>&#8220;En ville, c\u2019est trop dangereux de laisser les enfants dehors. Il y a des risques d\u2019effondrement des b\u00e2timents et l\u2019air et l\u2019eau sont pollu\u00e9s.&#8221;<\/i> Ils ne se rendent plus que ponctuellement \u00e0 Antakya, faire quelques courses ou rencontrer des amis. Zekiye ne reste jamais longtemps, cela l\u2019attriste trop de voir sa ville d\u00e9truite.<\/p>\n<blockquote><p><i>&#8220;En tant qu&#8217;habitants du village, on essaie de se soutenir.&#8221;<br \/>\n<\/i><\/p><\/blockquote>\n<figure id=\"attachment_5242\" aria-describedby=\"caption-attachment-5242\" style=\"width: 945px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5242\" src=\"https:\/\/medialatitudes.be\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/DSCF7175.jpg\" alt=\"\" width=\"945\" height=\"630\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-5242\" class=\"wp-caption-text\">La maison de Sad\u0131k a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite comme 14.000 autres dans la province d&#8217;Hatay. \u00a9 Layam Robert<\/figcaption><\/figure>\n<h2><\/h2>\n<h2>La future maison, ils la paient cash<\/h2>\n<p>Sad\u0131k est cat\u00e9gorique : <i>&#8220;On n\u2019a rien re\u00e7u du gouvernement.&#8221;<\/i> Leur future maison, ils la paient cash, sans pr\u00eat, ni aide gouvernementale. Les financements \u00e9tatiques, ils n\u2019en ont pas entendu parler. Ici, l\u2019aide est plut\u00f4t communautaire. <i>&#8220;Il n&#8217;y a pas de r\u00e9seau de solidarit\u00e9, mais en tant qu&#8217;habitants du village, on essaie de se soutenir.&#8221; \u00c0 <\/i>Baliklidere, on partage la nourriture, les fruits de son jardin. Selon Sad\u0131k, la diaspora des gens du district a \u00e9t\u00e9 un pilier essentiel, rassemblant des fonds consid\u00e9rables apr\u00e8s le s\u00e9isme.<\/p>\n<p>Depuis six mois, le couple attend l\u2019autorisation officielle de reconstruire sa maison. <i>&#8220;Le mois prochain, on pense qu\u2019on l\u2019aura.&#8221; <\/i>Sur la colline en face, leurs voisins ont d\u00e9cid\u00e9 de faire sans. <i>&#8220;Le gouvernement leur a dit : vous n&#8217;avez pas attendu, vous ne pouvez pas vivre ici, vous devriez \u00eatre dans une ville-conteneur, vous n&#8217;aurez donc pas d&#8217;\u00e9lectricit\u00e9<\/i>.<i>&#8220;<\/i> Alors, Sad\u0131k et Zekiye attendent, eux, bien patiemment. La semaine derni\u00e8re, un agent est venu examiner le terrain. \u00c7a ne devrait plus prendre tr\u00e8s longtemps.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<!-- MetaSlider 5270 not found -->\n<h2><strong>Do\u011fu\u015f : <em>&#8220;La meilleure chose qu\u2019ils aient faite, c\u2019est de ne rien faire&#8221;<\/em><br \/>\n<\/strong><\/h2>\n<figure id=\"attachment_5233\" aria-describedby=\"caption-attachment-5233\" style=\"width: 909px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-5233\" src=\"https:\/\/medialatitudes.be\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/DSCF7731-600x400.jpg\" alt=\"\" width=\"909\" height=\"606\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-5233\" class=\"wp-caption-text\">Le restaurant de Do\u011fu\u015f se sp\u00e9cialise dans les produits de la r\u00e9gion, surtout le vin. Il ne traite qu&#8217;avec des producteurs locaux. \u00a9 Layam Robert<\/figcaption><\/figure>\n<p>Un long manteau de laine et une casquette \u00e0 faire p\u00e2lir d\u2019envie Gavroche. Avec ses 1 m\u00e8tre 90, Do\u011fu\u015f est impressionnant. \u00c0 seulement 27 ans, il est entrepreneur. Tous ses employ\u00e9s s\u2019affairent autour de lui. Le jeune homme est d\u2019un calme olympien. Ce soir, son restaurant rouvre. Le tout premier du centre-ville d\u2019Antakya.<br \/>\n<em>&#8220;L\u2019\u00e9tage s\u2019\u00e9tait compl\u00e8tement effondr\u00e9, le rez-de-chauss\u00e9e a tenu le coup. On a tout <\/em><em>reconstruit comme \u00e0 l\u2019origine<\/em>.&#8221; Le restaurant Rosinante se dresse au milieu des d\u00e9combres de la vieille ville d\u2019Antakya. Une fois pass\u00e9e la porte, une petite cour int\u00e9rieure s\u2019ouvre sur la fa\u00e7ade totalement r\u00e9nov\u00e9e de l\u2019\u00e9tablissement. Pendant le s\u00e9isme, entre le bris et les cambriolages, le jeune restaurateur a perdu la totalit\u00e9 de sa marchandise : tout son stock d\u2019alcool et de nourriture.<\/p>\n<h2>Un centre-ville de m\u00e9tal<\/h2>\n<p>Avec ce qu\u2019il reste de la tr\u00e9sorerie, Do\u011fu\u015f et son \u00e9quipe ach\u00e8tent un conteneur, <em>&#8220;il fallait qu\u2019on continue \u00e0 travailler. Entre f\u00e9vrier et mai, on a tout pr\u00e9par\u00e9, et le 1\u1d49\u02b3 mai, on ouvrait notre restaurant mobile<\/em>.&#8221; L\u2019annexe du Rosinante s\u2019installe sur un parc \u00e0 jeux pour enfants. <em>&#8220;Un cafetier tr\u00e8s traditionnel, vieux d\u2019une centaine d\u2019ann\u00e9es, s\u2019est install\u00e9 pr\u00e8s de nous.&#8221;<\/em><\/p>\n<p>Peu \u00e0 peu, le parc se meut en centre-ville de m\u00e9tal, entre conteneurs auto-financ\u00e9s ou apport\u00e9s par des ONG. La zone devient le principal lieu de regroupement des jeunes d\u2019Antakya, qui l\u2019espace d\u2019une soir\u00e9e peuvent penser \u00e0 autre chose. <em>&#8220;La meilleure chose qu\u2019ils ont faite, c\u2019est de ne rien faire<\/em>&#8221; explique Do\u011fu\u015f. Les commerces n&#8217;ont pas techniquement le droit de poser leur conteneur dans ce parc. Apr\u00e8s le s\u00e9isme, des zones d\u00e9di\u00e9es au commerce ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es par AFAD, l\u2019organisme national de gestion des catastrophes. L&#8217;objectif est de redynamiser l&#8217;activit\u00e9 \u00e9conomique de la r\u00e9gion. Les commer\u00e7ants qui souhaitent continuer leur activit\u00e9 peuvent recevoir un conteneur dans un de ces &#8220;centres-commerciaux&#8221;.\u00a0 Cependant, l&#8217;attribution des conteneurs est al\u00e9atoire, et certains habitants pr\u00e9f\u00e8rent s&#8217;installer de mani\u00e8re informelle.<\/p>\n<h2>Une \u00e9quipe locale<\/h2>\n<p>Attach\u00e9s \u00e0 leur ville, Do\u011fu\u015f et son \u00e9quipe ont mis un point d\u2019honneur \u00e0 embaucher et former des personnes de leur quartier, de la r\u00e9gion. Les sept employ\u00e9s cuisinent pizza, p\u00e2tes ou sp\u00e9cialit\u00e9s turques dans leur conteneur et livrent dans le nouvel \u00e9tablissement le temps de finir la cuisine. Aujourd\u2019hui, ils sont sur le pied de guerre pour la r\u00e9ouverture. Caisses de Carlsberg dans les bras, ils d\u00e9filent devant le Rosinante.<\/p>\n<p>Dans la r\u00e9gion d\u2019Hatay, les demandes d\u2019allocation ch\u00f4mage ont explos\u00e9. La r\u00e9gion arrive en t\u00eate du pays avec une <a href=\"https:\/\/www.tepav.org.tr\/tr\/haberler\/s\/10638\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">augmentation de 129%<\/a>. L\u2019effondrement de nombreux commerces et la fermeture de services ont caus\u00e9 la perte de plus de <a href=\"https:\/\/yeniyasamgazetesi5.com\/kadin-issizlerin-yuzde-10u-deprem-bolgesinde\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">55.000 emplois<\/a>.<\/p>\n<blockquote><p><em>&#8220;Aujourd\u2019hui notre restaurant est devenu une safe zone, un endroit confortable pour les gens.&#8221;<br \/>\n<\/em><\/p><\/blockquote>\n<h2>Nouveau havre<\/h2>\n<p><em>&#8220;Quand tout le monde a abandonn\u00e9 Don Quichotte, son cheval est toujours l\u00e0<\/em>.<i>&#8220;<\/i> Do\u011fu\u015f a nomm\u00e9 son restaurant Rosinante en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la fid\u00e8le monture du chevalier errant. Cette m\u00e9taphore trouve \u00e9cho dans l&#8217;engagement in\u00e9branlable du jeune entrepreneur envers sa r\u00e9gion. Do\u011fu\u015f, avec son restaurant, compte \u00e9tendre ses activit\u00e9s en organisant des ateliers d\u2019artisanat, des \u00e9v\u00e8nements culturels ou des concerts. <em>&#8220;Avant le s\u00e9isme, on n&#8217;\u00e9tait que des businessmans, aujourd\u2019hui, notre restaurant est devenu une safe zone, un endroit confortable pour les gens.&#8221;<\/em> Le credo du Rosinante est clair : donner de l\u2019espoir aux habitants d\u2019Antakya. Dogus leur dit : <em>&#8220;Nous sommes l\u00e0, nous resterons ici, tout ira bien, ne l\u00e2chez pas, Antakya rena\u00eetra.&#8221;<\/em><\/p>\n<div class=\"notranslate\">\n<p><em><b>Si vous les avez manqu\u00e9, retrouvez le <a href=\"https:\/\/medialatitudes.be\/turquie-un-an-apres-le-seisme-rien-na-change-1-3\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">premier article<\/a>, sur la situation humanitaire et la vie en tente <\/b><\/em><em><strong>et le <a href=\"https:\/\/medialatitudes.be\/turquie-un-an-apres-le-seisme-le-plus-important-cest-la-vie-en-communaute-2-3\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">second article<\/a>, sur la vie de Yusuf et Sevilay, deux jeunes d&#8217;Antakya qui continuent de croire en leur ville.<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em><strong>Ce reportage a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 avec le soutien du Fonds pour le journalisme en F\u00e9d\u00e9ration Wallonie-Bruxelles.<\/strong><\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 6 f\u00e9vrier 2023, deux s\u00e9ismes frappent la Turquie et la Syrie. Avec plus de 23.000 morts, la province d\u2019Hatay est la plus touch\u00e9e. Un an apr\u00e8s, Latitudes revient sur la situation avec une s\u00e9rie de portraits.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2829,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[101],"tags":[364,365,209,151],"coauthors":[361,362],"class_list":["post-2828","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-international","tag-logmement","tag-reconstruction","tag-seisme","tag-turquie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2828","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2828"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2828\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2830,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2828\/revisions\/2830"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2829"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2828"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2828"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2828"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=2828"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}