{"id":2866,"date":"2024-04-26T12:00:20","date_gmt":"2024-04-26T10:00:20","guid":{"rendered":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/?p=2866"},"modified":"2024-04-30T17:20:51","modified_gmt":"2024-04-30T15:20:51","slug":"parcours-dintegration-en-belgique-un-pays-trois-visions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/parcours-dintegration-en-belgique-un-pays-trois-visions\/","title":{"rendered":"Parcours d&#8217;int\u00e9gration en Belgique : un pays, trois visions"},"content":{"rendered":"<p><span data-contrast=\"auto\">\u00c0 deux pas de la gare de Namur, le Centre d\u2019Action Interculturelle (CAI) organise des cours de \u00abdroits et devoirs\u00bb. Une quinzaine de personnes d\u2019origines mixtes, allant du Burundi jusqu\u2019en Syrie, assistent en silence \u00e0 ce qui est th\u00e9oriquement la premi\u00e8re \u00e9tape de leur parcours d\u2019int\u00e9gration (PI). Une vid\u00e9o est projet\u00e9e au mur. Un homme et une femme y d\u00e9crivent scolairement l\u2019histoire de la Belgique et de son fonctionnement : ind\u00e9pendance, colonisation, f\u00e9d\u00e9ralisme, \u00e9tat de droit et s\u00e9paration des pouvoirs ou encore histoire de la s\u00e9curit\u00e9 sociale. Ce cours d\u2019introduction d\u2019environ quatre heures (en Wallonie) donne le ton : apr\u00e8s chaque parcours migratoire et obtention de statut, il faudra comprendre le pays et toute sa complexe belgitude pour esp\u00e9rer y faire sa place. <\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Reema, employ\u00e9e du centre d\u2019int\u00e9gration d\u2019Anvers (Atlas) et ancienne b\u00e9n\u00e9ficiaire, reconna\u00eet ses connaissances: \u201c<\/span><i><span data-contrast=\"auto\">J\u2019ai parfois rencontr\u00e9 des Belges \u00e0 qui j\u2019ai dit certaines choses que j\u2019avais apprises dans le cours d\u2019int\u00e9gration. Ils me r\u00e9pondaient qu\u2019ils n\u2019\u00e9taient pas au courant. Il arrive donc que l\u2019on ma\u00eetrise plus d\u2019informations que ce que les Belges ne connaissent eux-m\u00eames.<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">\u201d <\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">De plus en plus longs et r\u00e9glement\u00e9s, les parcours d\u2019int\u00e9gration nous en racontent beaucoup sur le rapport qu\u2019entretient notre pays avec les \u00e9trangers et leur insertion dans la soci\u00e9t\u00e9 d&#8217;accueil. Plat pays oblige, la mati\u00e8re est r\u00e9gionalis\u00e9e. Les \u00e9lections arrivent dans \u00e0 peine quelques mois et l\u2019immigration prend une place toujours plus importante dans les campagnes \u00e9lectorales belges et europ\u00e9ennes. \u00c0 l\u2019image du cours namurois de \u00ab droits et devoirs \u00bb, la politique d\u2019int\u00e9gration est complexe. <\/span><span data-contrast=\"auto\">En rencontrant des acteurs de terrain et des b\u00e9n\u00e9ficiaires, nous d\u00e9couvrons les derniers changements. <\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<h2><b><span data-contrast=\"auto\">Step by step<\/span><\/b><span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/h2>\n<p><i><span data-contrast=\"auto\">&#8220;Vous arrivez ici, vous ne connaissez personne et vous devez repartir de z\u00e9ro&#8221;<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">. Reema Salem est arriv\u00e9e de Palestine en Belgique en 2018 et avait besoin d&#8217;un point d&#8217;ancrage. Ce fut un soulagement pour Reema lorsqu&#8217;elle trouva l&#8217;invitation de l&#8217;agence d&#8217;accueil anversoise Atlas dans sa bo\u00eete aux lettres.<\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Les \u00e9tapes de la proc\u00e9dure d&#8217;int\u00e9gration varient d&#8217;une r\u00e9gion \u00e0 l&#8217;autre. En Flandre, depuis l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re, la proc\u00e9dure comporte quatre \u00e9tapes au lieu de deux. Le suivi de cours de n\u00e9erlandais et d&#8217;orientation sociale est obligatoire depuis un certain temps. Depuis 2023, les arrivants doivent \u00e9galement suivre un programme de mise en r\u00e9seau et de participation de 40 heures et s&#8217;inscrire aupr\u00e8s du VDAB (<span data-contrast=\"auto\">Vlaamse Dienst voor Arbeidsbemiddeling en Beroepsopleiding &#8211; Le Forem de <\/span><span data-contrast=\"auto\">Flandre<\/span>).<\/p>\n<blockquote><p>&#8220;Avant, il y avait un peu de tout, tout \u00e9tait possible et rien n&#8217;\u00e9tait vraiment contr\u00f4l\u00e9. L&#8217;obligation a favoris\u00e9 la professionnalisation de notre secteur. &#8221;<\/p>\n<p>Anne-Sophie Deghilage, bureau d&#8217;accueil de Li\u00e8ge<\/p><\/blockquote>\n<p><i><span data-contrast=\"auto\">&#8220;Les parcours sont de plus en plus longs&#8221;<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">, soupire un superviseur de parcours de l&#8217;Atlas. <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">&#8220;Cela met la pression sur nos b\u00e9n\u00e9ficiaires. C&#8217;est du temps qu&#8217;ils ne peuvent pas utiliser pour d\u00e9marrer leur carri\u00e8re. Et pour ceux pour qui le parcours n&#8217;est pas obligatoire, cela diminue certainement d\u00e9j\u00e0 la motivation \u00e0 s&#8217;inscrire.&#8221;<\/span><\/i><span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Le gouvernement wallon a \u00e9galement d\u00e9j\u00e0 \u00e9largi son programme d&#8217;int\u00e9gration civique. \u00c0 partir de 2017, les \u00e9tudiants en citoyennet\u00e9 suivront 400 heures de cours de fran\u00e7ais au lieu de 120 heures, et les heures de cours de citoyennet\u00e9 sont pass\u00e9es de 20 heures \u00e0 60 heures. Selon Anne-Sophie Deghilage, employ\u00e9e d&#8217;un bureau d&#8217;accueil li\u00e9geois, ce changement \u00e9tait n\u00e9cessaire pour mieux encadrer les personnes en int\u00e9gration.<\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Comme \u00e0 son habitude, Bruxelles refl\u00e8te les incongruit\u00e9s communautaires de la Belgique. Aujourd\u2019hui, un primo-arrivant a deux options. Il peut entrer dans le syst\u00e8me flamand par l\u2019interm\u00e9diaire de BON (Brussels Onthaalbureau voor Nieuwkomers \u2013 le centre d\u2019int\u00e9gration n\u00e9erlandophone de Bruxelles) qui propose un parcours uniquement en n\u00e9erlandais. Il peut \u00e9galement suivre le parcours propos\u00e9 par les BAPA (Bureaux d\u2019Accueil pour Primo-Arrivants). Il existe trois structures BAPA \u00e0 Bruxelles : elles offrent toutes un parcours bilingue, 50 heures de cours de citoyennet\u00e9, des cours de langues pour viser le niveau A2 et des entretiens d\u2019accompagnement administratif ou professionnel. Les diff\u00e9rentes institutions flamandes sont centralis\u00e9es, elles proposent donc un parcours similaire. Les BAPA quant \u00e0 eux jouissent d&#8217;une certaine ind\u00e9pendance leur permettant de mettre l\u2019accent sur diff\u00e9rents aspects en fonction des d\u00e9partements locaux. <\/span><span data-contrast=\"auto\">\u201cC<\/span><i><span data-contrast=\"none\">&#8216;est au bureau d&#8217;accueil de d\u00e9velopper le contenu de la formation. Et du coup, il y a toujours un peu de nuances. C&#8217;est une forme d&#8217;autonomie<\/span><\/i><span data-contrast=\"none\">.\u201d, explique Simon Debersaques, membre de l\u2019\u00e9quipe <\/span><span data-contrast=\"auto\">CR<\/span><span data-contrast=\"none\">Acs (Centre R\u00e9gional d\u2019Appui en Coh\u00e9sion sociale).<\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:0,&quot;335551620&quot;:0,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:120,&quot;335559740&quot;:259}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<h2><b><span data-contrast=\"auto\">Du droit au devoir\u00a0 <\/span><\/b><span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/h2>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Accompagner les nouveaux arrivants, c\u2019est trouver un \u00e9quilibre entre leur droit \u00e0 l\u2019int\u00e9gration et leur devoir de se faire une place. Les r\u00e9centes \u00e9volutions des parcours nous montrent un secteur qui se cherche encore.<\/span> <span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">La politique d&#8217;int\u00e9gration a vu le jour en 2003 en Flandre. La Wallonie a suivi un an plus tard mais n&#8217;a rendu le parcours\u00a0obligatoire qu&#8217;en 2016. Selon Anne Sophie Deghilage, cela a donn\u00e9 un coup de fouet \u00e0 leur fonctionnement: <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">&#8220;Avant, il y avait un peu de tout et de n&#8217;importe quoi, tout \u00e9tait possible\u00a0et rien n\u2019\u00e9tait vraiment contr\u00f4l\u00e9. L&#8217;obligation a profit\u00e9 \u00e0 la professionnalisation de notre secteur.\u201d<\/span><\/i> <span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<blockquote><p>&#8220;Auparavant, les int\u00e9grants b\u00e9n\u00e9ficiaient d&#8217;un accompagnement suivi de la part d&#8217;un travailleur social, aujourd&#8217;hui ils sont souvent livr\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames. &#8221;<\/p>\n<p>Simon Debersaques, membre du personnel du CRAcs<\/p><\/blockquote>\n<p><span data-contrast=\"auto\"> Selon Simon Debersaques, lorsque Bruxelles a \u00e9galement oblig\u00e9 ses nouveaux arrivants \u00e0 suivre un parcours d\u2019int\u00e9gration\u00a0en 2022, les choses ont beaucoup chang\u00e9:<\/span><i><span data-contrast=\"auto\"> &#8220;Avant l\u2018obligation du parcours, tout le monde ne savait pas qu&#8217;il existait. Maintenant, plus de gens ont acc\u00e8s au programme.&#8221;<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">\u00a0 Un des r\u00f4les du CRacs (Centre R\u00e9gional d\u2019Appui en Coh\u00e9sion sociale) est de passer au crible les proc\u00e9dures d&#8217;int\u00e9gration civique \u00e0 Bruxelles. Malheureusement, le nombre croissant de b\u00e9n\u00e9ficiaires augmente la pression sur les institutions bruxelloises: &#8220;<\/span><i><span data-contrast=\"auto\">Les temps d&#8217;attente ont \u00e9norm\u00e9ment augment\u00e9, le bureau d&#8217;accueil bruxellois BAPA est \u00e0 bout de souffle. Alors que les int\u00e9grants avaient l&#8217;habitude de suivre leur parcours sous la houlette d&#8217;un assistant social, ils sont aujourd&#8217;hui davantage livr\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames.&#8221;<\/span><\/i> <span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Les obligations en Flandre en mati\u00e8re d&#8217;int\u00e9gration se sont progressivement accrues ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Alors qu&#8217;en Wallonie et \u00e0 Bruxelles, il suffit de participer aux cours, le gouvernement flamand a introduit en septembre un test centralis\u00e9 de n\u00e9erlandais et d&#8217;orientation sociale. Cette d\u00e9cision a suscit\u00e9 de vives protestations de la part de certains centres de formation pour adultes (CVO) et de Ligo, la F\u00e9d\u00e9ration des centres d&#8217;enseignement de premi\u00e8re ligne. &#8220;<\/span><i><span data-contrast=\"auto\">Un test centralis\u00e9 porte atteinte \u00e0 la libert\u00e9 d&#8217;enseignement. Les enseignants ne se sentent pas en confiance et l&#8217;approche personnalis\u00e9e de l&#8217;enseignement s&#8217;en trouve contrari\u00e9e.&#8221;<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">\u00a0\u00a0<\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<blockquote><p><span data-contrast=\"auto\">\u201c<\/span><i><span data-contrast=\"auto\">Nous ne faisons pas assez pour int\u00e9grer les migrants dans notre soci\u00e9t\u00e9. Ils ont \u00e9t\u00e9 trop souvent laiss\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames au cours du si\u00e8cle dernier.\u201d<\/span><\/i><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Jo de Roo, le directeur de l&#8217;Agence flamande pour l&#8217;int\u00e9gration<\/span><\/p><\/blockquote>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Le processus d&#8217;int\u00e9gration est donc obligatoire dans chaque r\u00e9gion et devient de plus en plus restrictif. Mais tous les nouveaux arrivants ne sont pas oblig\u00e9s de passer par le processus d&#8217;int\u00e9gration. Les membres de l&#8217;Union europ\u00e9enne et les Ukrainiens, par exemple, en sont dispens\u00e9s. Toutefois, une grande partie des participants suivent les cours de leur plein gr\u00e9. Sur les 2.176 dossiers ouverts par le centre de Li\u00e8ge en 2023, 1.319 \u00e9taient &#8220;non obligatoires&#8221; nous explique Anne-Sophie Deghilage. <\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">En effet, le certificat d&#8217;int\u00e9gration peut aider \u00e0 obtenir la nationalit\u00e9 belge ou des droits sociaux m\u00eame lorsqu&#8217;on est pas soumis \u00e0 l&#8217;obligation de le suivre. Le parcours est \u00e9galement attrayant car il porte souvent ses fruits. Ferdinand, r\u00e9fugi\u00e9 burundais arriv\u00e9 en 2022, le souligne : &#8220;<\/span><i><span data-contrast=\"auto\">On ne savait pas comment trouver un logement. On ne savait pas comment contacter le CPAS. On ne savait pas comment s&#8217;inscrire \u00e0 la commune. Nous avons appris tout cela gr\u00e2ce aux cours de citoyennet\u00e9.\u201d<\/span><\/i><span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<h2><b><span data-contrast=\"auto\">Une forte politisation de l\u2019immigration<\/span><\/b><\/h2>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Par son histoire d\u2019immigration, la Belgique abrite de nombreuses personnes d\u2019origines diff\u00e9rentes. \u00a0Mais c\u2019est dans les ann\u00e9es 90 que la question de l\u2019immigration devient de plus en plus politis\u00e9e par la mont\u00e9e du parti d\u2019extr\u00eame droite flaman<\/span><span data-contrast=\"auto\">d Vlaams Blok. L<\/span><span data-contrast=\"auto\">\u2019immigration devient alors un sujet de plus en plus d\u00e9terminant lors des \u00e9lections en Flandre, bien plus qu\u2019en Belgique francophone. Il y a une r\u00e9elle bascule dans la position de la Flandre face \u00e0 l\u2019immigration dans les ann\u00e9es 2000, lorsque la majorit\u00e9 \u00ab Arc-en- Ciel \u00bb (NDLR: lib\u00e9raux, socialistes et \u00e9cologistes) all\u00e8ge les conditions d\u2019acquisition de la nationalit\u00e9 belge.<\/span><\/p>\n<blockquote><p><span data-contrast=\"auto\">\u201c<\/span><i><span data-contrast=\"auto\">Ce changement de politique est particuli\u00e8rement significatif car le programme obligatoire flamand \u00e9tait auparavant critiqu\u00e9 par les \u00e9lites francophones qui consid\u00e9raient qu&#8217;il stigmatisait les migrants.<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">\u201d<\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Catherine Xhardez (VUB)<\/span><\/p><\/blockquote>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Le gouvernement flamand met en place son parcours d\u2019int\u00e9gration qui est rendu obligatoire en 2004. \u201c<\/span><i><span data-contrast=\"auto\">Nous ne faisons pas assez pour int\u00e9grer les migrants dans notre soci\u00e9t\u00e9. Ils ont \u00e9t\u00e9 trop souvent laiss\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames au cours du si\u00e8cle dernier\u201d,<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\"> d\u00e9clarait encore Jo de Roo, le directeur de l&#8217;Agence flamande pour l&#8217;int\u00e9gration, en 2023. <\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">En Flandre, ce parcours est obligatoire, tandis que la Wallonie \u00e9tait alors hostile \u00e0 l\u2019id\u00e9e \u00a0d\u2019imp<\/span><span data-contrast=\"auto\">oser la contrainte. Les diff\u00e9rentes approches de l\u2019int\u00e9gration prennent v\u00e9ritablement forme \u00e0 ce moment.\u00a0<\/span> <span data-contrast=\"auto\">Comme l\u2019explique Ilke Adam (VUB), Marco Martiniello (ULi\u00e8ge) et Andrea Rea (ULB), chercheurs en la mati\u00e8re, dans un <a href=\"https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/325846750_Regional_Divergence_in_teh_Integration_Policy_in_Belgium_One_Country_Three_Integration_Programmes_One_Citizenship_Law\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">article<\/a> de 2018, \u201c<\/span><i><span data-contrast=\"auto\">En outre, les pays qui insistent sur la dimension culturelle de l&#8217;int\u00e9gration sont tous confront\u00e9s \u00e0 une forte politisation de l&#8217;immigration, le plus souvent due \u00e0 la forte croissance d&#8217;un parti d&#8217;extr\u00eame droite.\u201d<\/span><\/i><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Depuis, les choses ont \u00e9volu\u00e9. Le Mouvement R\u00e9formateur (MR) a rapidement revendiqu\u00e9 que la francophonie marche dans les pas de la Flandre en se rapprochant de leur mod\u00e8le en Wallonie et \u00e0 Bruxelles. \u00c0 Bruxelles, le parcours d\u2019int\u00e9gration flamand produit d\u00e9j\u00e0 ses premiers effets. \u00c0 travers les diff\u00e9rentes exp\u00e9riences en Europe, ainsi qu\u2019\u00e0 Bruxelles, on constate que les primo-arrivants eux-m\u00eames recherchent ce genre d\u2019accompagnement. \u201c<\/span><i><span data-contrast=\"auto\">Ce changement de politique est particuli\u00e8rement significatif car le programme obligatoire flamand \u00e9tait auparavant critiqu\u00e9 par les \u00e9lites francophones qui consid\u00e9raient qu&#8217;il stigmatisait les migrants<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">\u201d, explique Catherine Xhardez (VUB) dans un <a href=\"https:\/\/www.bpb.de\/themen\/migration-integration\/laenderprofile\/english-version-country-profiles\/544712\/migration-and-migrant-integration-policy-in-belgium\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">article<\/a> de\u00a0 janvier 2024.\u00a0 <\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Vient ensuite la loi du 4 d\u00e9cembre 2012 qui stipule\u00a0qu\u2019une personne immigr\u00e9e peut acqu\u00e9rir la nationalit\u00e9 belge \u00e0 la condition de <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">\u201cprouver son int\u00e9gration sociale\u201d<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">, notamment <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">\u201cen ayant suivi un cours d\u2019int\u00e9gration pr\u00e9vu par l\u2019autorit\u00e9 comp\u00e9tente o\u00f9 il entame son parcours d\u2019int\u00e9gration.\u201d<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\"> Le parcours prend une forme de plus en plus importante en r\u00e9gion bruxelloise francophone ainsi qu\u2019en Wallonie. Pour Janaki Decleire, du BAPA &#8220;Via&#8221;, \u201c<\/span><i><span data-contrast=\"auto\">avec le temps il est devenu \u00e9vident qu\u2019il existait des besoins sp\u00e9cifiques pour les primo-arrivants. Le sens et la pertinence du parcours d\u2019accueil ne font plus de doutes\u201d<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">, comme <a href=\"https:\/\/www.alterechos.be\/primo-arrivants-vers-des-parcours-daccueil-et-dintegration-toujours-plus-exigeants\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">il le raconte \u00e0 C\u00e9dric Vallet pour Alter \u00c9chos<\/a>. Suite \u00e0 la &#8220;crise&#8221; migratoire de 2015, la Wallonie comme la Flandre adoptent des mesures plus contraignantes dans leurs parcours d\u2019int\u00e9gration.\u00a0 <\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">C\u2019est plus tard que Bruxelles s\u2019alignera avec les deux r\u00e9gions en rendant \u00e9galement son parcours obligatoire. L\u2019ordonnance, pr\u00e9vue pour 2022, entre en vigueur seulement en 2024. <\/span><span data-contrast=\"none\">Avec l\u2019obligation vient s\u2019ajouter un autre d\u00e9cret concernant l\u2019\u00e9largissement du public pris en charge. A pr\u00e9sent, le parcours ne concerne plus uniquement les primo-arrivants mais est ouvert \u201c\u00e0 toutes personnes \u00e9trang\u00e8res.\u201d\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"none\">Ces nouvelles conditions ont entrain\u00e9 un nouveau flux important de personnes dans les centres, en particulier les bruxellois. \u201c\u00c0 la fi<\/span><i><span data-contrast=\"none\">n de l\u2019ann\u00e9e 2022, on \u00e9tait environ \u00e0 2.300 admissions. Aujourd&#8217;hui, on est \u00e0 6.225. C\u2019est presque trois fois plus. Aujourd&#8217;hui, les bureaux d&#8217;accueil sont satur\u00e9s. On cr\u00e9e depuis deux mois des listes d&#8217;attente\u201d, <\/span><\/i><span data-contrast=\"none\">explique Simon Debersaques.<\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:259}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<h2><strong>Une int\u00e9gration co\u00fbteuse ? \u00a0<\/strong><\/h2>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Depuis peu, les b\u00e9n\u00e9ficiaires du syst\u00e8me flamand doivent payer deux fois 180 euros, sauf s&#8217;ils ont un profil social vuln\u00e9rable. Le gouvernement flamand a aussi voulu cr\u00e9er une diff\u00e9rence de tarif entre les \u201cvolontaires\u201d et les \u201coblig\u00e9s\u201d du parcours. L\u2019objectif \u00e9tait de motiver la population \u00e9trang\u00e8re qui n\u2019est pas soumise \u00e0 l\u2019obligation \u00e0 suivre le processus. Ligo, la F\u00e9d\u00e9ration des centres d&#8217;enseignement de premi\u00e8re ligne, s&#8217;y est oppos\u00e9 car cela cr\u00e9ait une discrimination \u00e9vidente entre deux cat\u00e9gories de personnes migrantes. <a href=\"https:\/\/www.const-court.be\/public\/f\/2022\/2022-167f.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La Cour constitutionnelle leur a donn\u00e9 raison<\/a>. Pourtant, les nouveaux arrivants qui ne sont pas oblig\u00e9s de suivre le parcours se sentent moins enclins \u00e0 s&#8217;inscrire depuis que la participation est payante, affirme un accompagnateur de chez Atlas.\u00a0 <\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<blockquote><p><i><span data-contrast=\"auto\">&#8220;En Wallonie, nous avons surtout appris ce qu&#8217;ils voulaient que nous sachions, pas ce que nous cherchions. Il y avait trop peu d&#8217;espace pour nos questions. En Flandre, j&#8217;ai obtenu plus de r\u00e9ponses \u00e0 mes questions.<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">\u201d<\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\"> Jos\u00e9phine Nkunzimana, r\u00e9fugi\u00e9e du Burundi.\u00a0<\/span><\/p><\/blockquote>\n<p><span data-contrast=\"auto\">\u00c0 Bruxelles et en Wallonie, le parcours reste gratuit. Pourtant, les budgets consacr\u00e9s \u00e0 l&#8217;int\u00e9gration civique en Flandre sont nettement plus \u00e9lev\u00e9s que dans les autres r\u00e9gions. Selon les chiffres du budget 2023, la Flandre a d\u00e9bloqu\u00e9 un budget de plus de 90 millions d&#8217;euros pour l&#8217;int\u00e9gration, tandis que la Wallonie l&#8217;a maintenu \u00e0 26,5 millions. <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">&#8220;Bien que le nombre de personnes qui s&#8217;int\u00e8grent augmente, le budget reste le m\u00eame. Le centre d&#8217;accueil francophone bruxellois BAPA est \u00e0 bout de souffle. Il doit donc fonctionner de mani\u00e8re beaucoup plus machinale&#8221;<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">, explique Simon Debersaques du CRAcs. <\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">La pression sur le personnel augmente \u00e9galement dans les bureaux d&#8217;accueil wallons. Cela se refl\u00e8te dans les exp\u00e9riences des principaux concern\u00e9s. Jos\u00e9phine, originaire du Burundi, a suivi le processus d\u2019int\u00e9gration en Wallonie et en Flandre:\u00a0 <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">&#8220;En Wallonie, nous avons surtout appris ce qu&#8217;ils voulaient que nous sachions, pas ce que nous cherchions. Il y avait trop peu d&#8217;espace pour nos questions. En Flandre, j&#8217;ai obtenu plus de r\u00e9ponses \u00e0 mes questions.<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">\u201d<\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:0,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<h2><span data-ccp-props=\"{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:259}\">\u00a0<\/span><b><span data-contrast=\"auto\">Un pays, plusieurs visions<\/span><\/b><span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/h2>\n<p><span data-contrast=\"auto\">La Wallonie et la Flandre exposent bri\u00e8vement leur vision de leur politique d\u2019int\u00e9gration sur leur site internet de r\u00e9f\u00e9rence. Sur <a href=\"https:\/\/www.wallonie.be\/fr\/demarches\/beneficier-dun-parcours-dintegration-en-tant-que-primo-arrivant\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Wallonie.be<\/a>, on peut trouver: <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">\u201cL&#8217;objectif du parcours d&#8217;int\u00e9gration est d&#8217;accueillir et d&#8217;accompagner les nouveaux r\u00e9sidents \u00e9trangers de Wallonie, de les aider \u00e0 acqu\u00e9rir les connaissances de base sur le fonctionnement de la soci\u00e9t\u00e9 et des relations sociales en Belgique et de faciliter leur int\u00e9gration sur le territoire.\u201d <\/span><\/i><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Chez son <a href=\"https:\/\/www.vlaanderen.be\/samenleven\/herkomst\/integratie\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00e9quivalent flamand<\/a>, on peut lire que la politique d\u2019int\u00e9gration <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">\u201cvise \u00e0 absorber et \u00e0 att\u00e9nuer les cons\u00e9quences de la migration. Le gouvernement flamand s&#8217;efforce autant que possible de parvenir \u00e0 une cohabitation inclusive : non pas les uns \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des autres, mais les uns avec les autres.\u201d <\/span><\/i><span data-ccp-props=\"{&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:-20,&quot;335559737&quot;:-20,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Ces diff\u00e9rentes conceptions qui partagent le pays, nous avons pu en observer quelques cons\u00e9quences concr\u00e8tes sur les nouveaux arrivants et sur la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019accueil. Nous devrons pourtant \u00e0 nouveau essayer d\u2019y r\u00e9pondre collectivement au scrutin de juin prochain. Selon Ferdinand Niwemoto, r\u00e9fugi\u00e9 burundais, \u201c<\/span><i><span data-contrast=\"auto\">L\u2019int\u00e9gration, c\u2019est de respecter les droits et les devoirs dans le pays dans lequel tu arrives. Je garde ma culture burundaise mais je ne l\u2019impose pas aux autres. Je dois respecter la culture d\u2019ici. Au final je dois combiner ma culture burundaise avec celle d\u2019ici.\u201d<\/span><\/i><\/p>\n<p><strong><em>Cet article a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par des \u00e9tudiant.es en MA2 de l\u2019ULB et de la VUB sous la coordination de Milan Augustijns, Alexandre Niyungeko et Lailuma Sadid.<\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La politique d&#8217;int\u00e9gration en Belgique est en pleine mutation. En Flandre, le processus est payant. 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