{"id":2881,"date":"2024-05-07T12:00:42","date_gmt":"2024-05-07T10:00:42","guid":{"rendered":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/?p=2881"},"modified":"2024-05-07T11:56:21","modified_gmt":"2024-05-07T09:56:21","slug":"nous-ne-sommes-pas-dangereuses-nous-sommes-en-danger","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medialatitudes.be\/en\/nous-ne-sommes-pas-dangereuses-nous-sommes-en-danger\/","title":{"rendered":"\u201cNous ne sommes pas dangereuses, nous sommes en danger\u201d"},"content":{"rendered":"<p><span data-contrast=\"auto\">Depuis le mois de juillet, une trentaine de femmes sans autorisation de s\u00e9jour et leurs enfants occupent un h\u00f4tel vide \u00e0 Woluwe-Saint-Lambert. Le propri\u00e9taire du 101 boulevard Brand Whitlock souhaite qu&#8217;elles quittent les lieux le plus rapidement possible. Le d\u00e9bat se d\u00e9roule ce 12 mars, dans la salle exigu\u00eb du juge de paix qui statue pour la commune cossue d&#8217;Olivier Maingain.<\/span><span data-contrast=\"auto\"><em>&#8220;Pourquoi dois-je donner mon h\u00f4tel gratuitement ? Pr\u00eatez vous-m\u00eame votre maison!&#8221;<\/em> Le propri\u00e9taire interrompt Violaine Alonso, l&#8217;avocate des occupants. La salle est remplie par les membres du Comit\u00e9 des femmes sans-papiers (CFS), les occupantes, leurs enfants et quelques sympathisants \u00e7a et l\u00e0. Au total, une trentaine de personnes. Ma\u00eetre Alonso esp\u00e8re que la pr\u00e9sence des femmes donnera un visage humain \u00e0 leur cause. <\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Pour les membres du CFS, le proc\u00e8s n&#8217;est pas seulement une question d&#8217;expulsion, il a aussi une dimension politique. <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">&#8220;Nous voulons montrer aux Belges que nous sommes l\u00e0. Nous ne nous cachons plus&#8221;<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">, d\u00e9clare Laeticia Assiemien, porte-parole du Comit\u00e9 et elle-m\u00eame sans papiers. Apr\u00e8s la br\u00e8ve audience, elle soupire. <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">&#8220;Je trouve tellement dommage de constater que le mat\u00e9riel prend apparemment le pas sur l&#8217;humain&#8221;<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">.<\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<h2>Un \u201cd\u00e9lai de gr\u00e2ce\u201d de six mois<\/h2>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Si le jugement viendra effectivement un mois plus tard, l\u2019affaire, elle, a commenc\u00e9 il y a longtemps. <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">\u201cLe propri\u00e9taire a lanc\u00e9 une premi\u00e8re proc\u00e9dure unilat\u00e9rale pour obtenir leur expulsion\u201d<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\"> nous explique l\u2019avocate du Comit\u00e9. Cette d\u00e9marche ne permettait pas aux occupantes de faire entendre leurs arguments. Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre constitu\u00e9es en tierce opposition, elles obtiennent l\u2019annulation de la premi\u00e8re d\u00e9cision en faveur du propri\u00e9taire. Le collectif est ensuite convoqu\u00e9 par une proc\u00e9dure s<\/span><span data-contrast=\"auto\">p\u00e9cialement con\u00e7ue pour les \u201coccupations sans titre ni droit\u201d. Les voil\u00e0 donc devant le juge de paix pour un d\u00e9bat contradictoire.<\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<blockquote><p><i>\u201c<strong>Sans papiers de s\u00e9jour, vous \u00eates encore plus vuln\u00e9rable en tant que femme.\u201d<\/strong><\/i><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Laeticia Assiemien, porte parole du CFS<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><span data-contrast=\"auto\">De son c\u00f4t\u00e9, le propri\u00e9taire argumente au-del\u00e0 de la simple disposition de son droit de propri\u00e9t\u00e9. Selon lui, si ces personnes n\u2019ont pas obtenu de permis de s\u00e9jour, elles n\u2019ont d\u2019autre choix que de passer de squat en squat et refuser l\u2019expulsion imm\u00e9diate reviendrait \u00e0\u00a0 perp\u00e9tuer ce sch\u00e9ma. C\u00f4t\u00e9 d\u00e9fense, la premi\u00e8re demande est plut\u00f4t originale: <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">\u201cJe me m\u00e9fie toujours des clich\u00e9s que certaines personnes pourraient avoir sur les occupations sans titre ni droit. Alors, je trouvais \u00e7a important de demander au juge de descendre sur place, de venir voir comment elles s\u2019organisent et quelle est la r\u00e9alit\u00e9 en tant qu\u2019habitante d\u2019une occupation sans titre ni droit.\u201d<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\"> nous explique Violaine Alonso. En outre, l\u2019avocate r\u00e9clame un d\u00e9lai de gr\u00e2ce de six mois. Selon la loi \u201canti-squat\u201d datant de 2017, un d\u00e9lai si long ne peut pas \u00eatre accord\u00e9 par le juge. Pourtant, le comit\u00e9 demande 6 mois en arguant qu\u2019une expulsion plus rapide serait abusive: elle ne laisserait pas aux occupantes le temps de trouver une solution alternative. Demander encore davantage ne serait de toute fa\u00e7on pas \u201craisonnable en droit\u201d selon l\u2019avocate.<\/span><\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui, si le jugement demande le d\u00e9part du Comit\u00e9 des Femmes avant les six mois demand\u00e9s, des n\u00e9gociations sont toujours en cours avec le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, Olivier Maingain. <a href=\"https:\/\/bx1.be\/categories\/news\/le-bourgmestre-de-woluwe-saint-lambert-veut-reloger-les-occupants-de-lhotel-monty\/\">Nos coll\u00e8gues de Bx1 rapportent<\/a> que l&#8217;ancien pr\u00e9sident de D\u00e9fi aurait trouv\u00e9 un endroit o\u00f9 reloger le groupe. Il devra donc trouver un accord avec le Comit\u00e9 et Fedasil s&#8217;il veut lib\u00e9rer l&#8217;h\u00f4tel abandonn\u00e9 sans mettre personne \u00e0 la rue.<\/p>\n<h2>Un toit au-dessus de la t\u00eate<\/h2>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Laeticia Assiemien vit elle-m\u00eame dans l&#8217;ancien h\u00f4tel \u00e0 Woluwe Saint-Lambert et esp\u00e8re une prolongation de six mois. <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">&#8220;Pour entamer ma proc\u00e9dure de r\u00e9sidence, j&#8217;ai besoin d&#8217;une adresse. Nous devons toujours d\u00e9m\u00e9nager au bout de quelques mois, ce qui rend l&#8217;obtention de papiers de s\u00e9jour impossible. C&#8217;est pourquoi il est si important de savoir avec certitude combien de temps nous serons autoris\u00e9s \u00e0 rester ici.\u201d<\/span><\/i><span data-ccp-props=\"{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Une adresse durable n&#8217;est pas seulement n\u00e9cessaire pour pouvoir entamer \u00e0 nouveau une proc\u00e9dure d\u2019asile. Avoir un lieu o\u00f9 vivre est \u00e9galement indispensable \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 des occupantes sans papiers, qui, en tant que femmes, courent un risque suppl\u00e9mentaire si elles sont dans la rue. <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">&#8220;Avant de venir ici, je devais chercher un endroit o\u00f9 dormir chaque nuit. Ici, au moins, je sais que j&#8217;ai un toit au-dessus de ma t\u00eate&#8221;<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">, d\u00e9clare une doyenne des occupantes. Laeticia insiste sur l&#8217;importance de la s\u00e9curit\u00e9: <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">&#8220;Nous savons tous ce qui arrive aux femmes qui vivent dans la rue. Plusieurs femmes vivant ici ont \u00e9t\u00e9 victimes d&#8217;abus sexuels. Comme elles ne veulent pas \u00eatre expuls\u00e9es, elles n&#8217;osent pas porter plainte. Sans papiers de s\u00e9jour, vous \u00eates encore plus vuln\u00e9rable en tant que femme.\u201d<\/span><\/i><span data-ccp-props=\"{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<blockquote><p><strong><i>&#8220;J\u2019\u00e9tais bluff\u00e9e qu\u2019il y en ait qui arrivent \u00e0 vivre dans cette situation de survie.&#8221;<\/i><\/strong><\/p>\n<p><strong>Laeticia Assiemien, porte parole du CFS<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><span data-contrast=\"auto\">\u00c0 l&#8217;audition, les enfants des occupantes accompagnent leur maman. <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">\u201cIls doivent survivre, tout comme nous. Parfois, ils sont en col\u00e8re contre nous parce qu&#8217;ils ne peuvent pas partir en vacance ou manger ce qu&#8217;ils veulent. Sans papiers, leurs r\u00eaves s&#8217;arr\u00eatent \u00e0 18 ans.\u201d<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\"> La porte-parole souligne que les probl\u00e8mes sont doubles lorsqu&#8217;on est une m\u00e8re sans titre de s\u00e9jour. <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">\u201cLes probl\u00e8mes de sant\u00e9 sont les principaux obstacles. Il n&#8217;est pas toujours possible de faire appel \u00e0 l&#8217;aide m\u00e9dicale urgente, et vous pouvez de toute fa\u00e7on faire une croix sur les soins gyn\u00e9cologiques.\u201d<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\"> Que faire si votre enfant est malade et que vous ne pouvez d\u00e9j\u00e0 pas subvenir \u00e0 vos besoins ? Vivre ensemble dans un endroit comme l&#8217;occupation de Woluwe Saint-Lambert constitue un semblant de filet de s\u00e9curit\u00e9 financier. <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">&#8220;Nous y formons une communaut\u00e9. Certaines femmes ont plus de 60 ans et ne peuvent plus travailler. C&#8217;est un v\u00e9ritable coupe-gorge financier. Les autres prennent de gros risques en travaillant au noir, souvent pour 20 ou 30 euros par jour. Beaucoup de m\u00e9tiers en p\u00e9nurie sont occup\u00e9s par des sans papiers. La communaut\u00e9 belge a besoin de nous.&#8221;<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">\u00a0 <\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:0,&quot;335559737&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:259}\"><br \/>\n<\/span><\/p>\n<h2><strong>Les sans-papiers dans la lutte f\u00e9ministe\u00a0<\/strong><\/h2>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Il y aurait environ 112.000 personnes sans papiers sur le territoire belge selon une \u00e9tude, de 2023 (pas encore publi\u00e9e), men\u00e9e par Johan Surkyn (VUB). La moiti\u00e9 vivrait dans la capitale. S&#8217;il est difficile d&#8217;en estimer le nombre, la pr\u00e9sence d\u2019une grande population vivant sans titre de s\u00e9jour est ind\u00e9niable. Sans la volont\u00e9 ou la possibilit\u00e9 de quitter la Belgique, ces personnes vivent sans droit au logement, au travail et leur droit \u00e0 la sant\u00e9 est limit\u00e9. La lutte pour r\u00e9clamer ces droits n\u2019est pas nouvelle. D\u2019ailleurs, de nombreuses occupations s&#8217;organisent chaque ann\u00e9e, en particulier depuis la \u201ccrise\u201d migratoire de 2015. Pourtant, si, d&#8217;apr\u00e8s le dernier rapport de Myria (Centre f\u00e9d\u00e9ral Migration), pr\u00e8s de 50% des personnes migrantes sont des femmes, <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">\u201cles \u00e9tudes et les m\u00e9dias donnent toujours une figure masculine \u00e0 l\u2019exil\u00e9\u201d<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\"> selon Laeticia. <\/span><\/p>\n<blockquote><p><i><span data-contrast=\"auto\"><strong>\u201cNous c\u00e9l\u00e9brons la force et la r\u00e9silience des femmes sans-papiers.\u201d<\/strong><\/span><\/i><\/p>\n<p><strong>Discours \u00e0 la manifestation du 8 mars<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><span data-contrast=\"auto\">L&#8217;id\u00e9e de s\u2019organiser entre femmes au sein de la lutte des sans papiers ne s&#8217;est pas imm\u00e9diatement impos\u00e9e comme une \u00e9vidence. Comme nous l\u2019explique Nicole, une des fondatrices du collectif, le Comit\u00e9 s&#8217;est cr\u00e9\u00e9 en 2015 pour visibiliser la condition f\u00e9minine au sein des occupations. Sa composition actuelle prend forme en 2020, en plein covid. Pour Laeticia, se retrouver entre femmes, c\u2019est se d\u00e9tacher de la vision qu\u2019implique parfois la pr\u00e9sence d\u2019hommes et montrer <\/span><i><span data-contrast=\"auto\">\u201cque nous pouvons nous auto-organiser nous-m\u00eames et lutter nous-m\u00eames pour nos propres droits.\u201d <\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\">Bref, un moyen\u00a0de s\u2019organiser autour de leurs revendications politiques et quotidiennes: \u201c<\/span><i><span data-contrast=\"auto\">On s\u2019organise entre nous et on fait une r\u00e9union pour trouver comment s\u2019occuper de nos enfants quand on n&#8217;est pas l\u00e0. Il y a des cours de couture, d\u2019informatique, de cuisine. J\u2019\u00e9tais bluff\u00e9e qu\u2019il y en ait qui arrivent \u00e0 vivre dans cette situation de survie.\u201d<\/span><\/i><\/p>\n<p><span data-contrast=\"auto\">Lors de la manifestation du 8 mars, \u00e0 Bruxelles, pour les droits des femmes, le comit\u00e9 des femmes sans-papiers prend d\u00e9sormais une place mettant en avant sa lutte sp\u00e9cifique. Devant la cath\u00e9drale des Saints Michel et Gudule, un des premiers discours d\u2019introduction \u00e0 la manifestation lui est r\u00e9serv\u00e9. Une des porte-paroles du CFS y clame les \u00e9preuves, les demandes, mais aussi &#8220;<\/span><i><span data-contrast=\"auto\">la force et la r\u00e9silience des femmes sans papiers.\u201d<\/span><\/i><span data-contrast=\"auto\"> La foule l\u2019acclame. Le discours termin\u00e9, une vingtaine de femmes du Comit\u00e9 monte sur l\u2019estrade. Toutes coiff\u00e9es d\u2019un b\u00e9ret rouge vif qui tranche avec les tons mauves du rassemblement, elles entament des chants militants sous les applaudissements encourageants du public. La sororit\u00e9 entre les luttes semble incontestablement faire partie du d\u00e9ferlement des militantes qui traversent bient\u00f4t le square de la gare centrale pour descendre vers les Ursulines. <\/span><span data-ccp-props=\"{&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6}\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><strong><em>Cet article a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par des \u00e9tudiant.es en MA2 de l\u2019ULB et de la VUB sous la coordination de Milan Augustijns, Alexandre Niyungeko et Lailuma Sadid.<\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis le mois de juillet, une trentaine de femmes sans autorisation de s\u00e9jour et leurs enfants occupent un h\u00f4tel vide \u00e0 Woluwe-Saint-Lambert. 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