{"id":932,"date":"2022-11-29T12:00:50","date_gmt":"2022-11-29T11:00:50","guid":{"rendered":"https:\/\/medialatitudes.be\/nl\/?p=932"},"modified":"2022-12-13T15:24:11","modified_gmt":"2022-12-13T14:24:11","slug":"mawda-lautre-histoire-lexil-episode-1-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medialatitudes.be\/nl\/mawda-lautre-histoire-lexil-episode-1-4\/","title":{"rendered":"Mawda, l\u2019autre histoire : L\u2019exil (Episode 1\/4)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Extrait du PV de police initial, suite \u00e0 la mort de Mawda Shamdin Ali, deux ans\u00a0: \u00ab\u202f\u00a0<i>Selon les informations recueillies et nos constatations, les faits se seraient d\u00e9roul\u00e9s comme suit\u00a0: On transporte des personnes en situation ill\u00e9gale dans une camionnette. On est pris en chasse par la police car on tente de se soustraire au contr\u00f4le. Au cours de la poursuite (\u2026) on brise des fen\u00eatres avec la t\u00eate d\u2019une enfant et on fait mine de la jeter vers les v\u00e9hicules de police. Les coups occasionn\u00e9s \u00e0 l\u2019enfant entra\u00eenent un traumatisme cr\u00e2nien et son d\u00e9c\u00e8s.\u202f\u00bb<\/i>\u00a0Mais moi, je vais vous raconter une autre histoire.<\/strong><\/p>\n<section class=\"cb cb-text cb-text--intro\">\n<p data-block-key=\"m8gtd\">Les parents de Mawda, Phrast et Shamdin, sont arriv\u00e9s en Europe \u00e0 la fin 2015. Juste apr\u00e8s la mort du petit Aylan, d\u00e9couvert sur une plage de la M\u00e9diterran\u00e9e, qui avait \u00e9mu l\u2019opinion publique europ\u00e9enne. C\u2019\u00e9tait un peu plus facile d\u2019y entrer \u00e0 cette \u00e9poque-l\u00e0. Le couple a fui le Kurdistan par amour. Pour \u00e9viter un mariage forc\u00e9.<\/p>\n<\/section>\n<section class=\"cb cb-text\"><\/section>\n<p data-block-key=\"2jye0\">Mawda est n\u00e9e en Allemagne, le 12 avril 2016. Son pr\u00e9nom signifie tendresse ou affection en arabe. Elle aurait d\u00fb s\u2019appeler Mihriban, le nom choisi par ses parents. Enceinte au moment de l\u2019exil, Phrast s\u2019\u00e9tait mise d\u2019accord avec son mari Shamdin pour ce nom-l\u00e0, d\u00e9signant \u00ab\u202fcelle sur qui repose le monde\u202f\u00bb. Mais quand ils sont arriv\u00e9s \u00e0 M\u00f6nchengladbach, en Allemagne, au bout d\u2019une route \u00e9reintante, le fonctionnaire de service trouvait Mihriban impronon\u00e7able. Alors ils ont choisi Mawda. J\u2019ai compris le sens du mot en parlant un jour avec Phrast, la maman, de leur destin. Pour elle, Mawda, \u00e7a veut plut\u00f4t dire le long chemin. \u00ab\u202f\u00a0<i>Le destin, c\u2019est une sorte d\u2019accident,<\/i>\u00a0disait-elle<i>. Par exemple je sors de chez moi, je tombe dans les escaliers, \u00e7a c\u2019est le destin. M\u00eame chose si j\u2019entreprends une longue route o\u00f9 je ne sais pas ce qui m\u2019attend et o\u00f9 il y aura de la lumi\u00e8re aussi. Mais si je me suicide ou si je tue quelqu\u2019un, c\u2019est pas le destin. La police a tu\u00e9 Mawda. On sait tous qu\u2019une arme, c\u2019est dangereux et le policier, il s\u2019est pr\u00e9par\u00e9 pour tirer. Non, ce n\u2019est pas le destin.\u202f\u00bb<\/i><\/p>\n<p data-block-key=\"d4gl1\">Lors de notre premi\u00e8re rencontre, Phrast n\u2019a quasiment rien dit. Elle pr\u00e9f\u00e9rait laisser parler Shamdin, son amoureux. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s impressionn\u00e9e au d\u00e9but par ce silence, cette distance. C\u2019est difficile de rencontrer des personnes qui ont v\u00e9cu la plus grande souffrance au monde (\u00e0 mes yeux), perdre un enfant. C\u2019est difficile aussi d\u2019arriver apr\u00e8s tout ce qu\u2019ont dit et \u00e9crit les journalistes et les responsables politiques. Au d\u00e9but, Shamdin surtout \u00e9tait tr\u00e8s m\u00e9fiant, \u00ab\u202fd\u00e9\u00e7u par les m\u00e9dias\u202f\u00bb, en col\u00e8re m\u00eame. Il a fallu pers\u00e9v\u00e9rer pour trouver le bon traducteur. Contrairement au Kurmanji, le Sorani, leur dialecte kurde, est tr\u00e8s peu parl\u00e9 \u00e0 Bruxelles. Je voulais qu\u2019ils me fassent confiance, mais je devais \u00e9galement leur dire que quoi qu\u2019ils d\u00e9cident (de me parler ou pas), j\u2019allais raconter leur histoire. Parce qu\u2019elle \u00e9tait devenue la mienne, aussi. La balle tir\u00e9e par un policier de mon pays a tu\u00e9 leur fille de deux ans, atteinte \u00e0 la t\u00eate. Cela a li\u00e9 nos destins. Pour moi, notre rencontre \u00e9tait la seule issue possible. C\u2019est comme \u00e7a que j\u2019ai travaill\u00e9 sur une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, qui s\u2019appelle \u00ab\u202fMawda, \u00e7a veut dire tendresse\u202f\u00bb <em>(cette pi\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 partir de l\u2019automne 2021 dans plusieurs th\u00e9\u00e2tres des trois R\u00e9gions du pays, NdlR)<\/em>.<\/p>\n<h3 data-block-key=\"d4gl1\"><b>Rom\u00e9o et Juliette kurdes<\/b><\/h3>\n<p data-block-key=\"bl127\">Apr\u00e8s quelques semaines de r\u00e9flexion, les parents de Mawda Shamdin Ali &#8211; son nom complet2 &#8211; ont accept\u00e9 de me revoir pour une s\u00e9rie d\u2019entretiens o\u00f9 ils raconteraient leur histoire. J\u2019avais lu des versions contradictoires de leur exil. Beaucoup disaient qu\u2019ils avaient fui la guerre. Un clich\u00e9 puisqu\u2019ils viennent d\u2019Irak, enfin, du Kurdistan irakien, o\u00f9 j\u2019ai d\u00e9couvert un sens de l\u2019accueil qui devrait nous inspirer. Mais Shamdin et Phrast sont un peu des Romeo et Juliette kurdes. Ils ont fui parce qu\u2019ils \u00e9taient amoureux et que sa famille \u00e0 elle refusait leur union. Sur place, un sheikh les a mari\u00e9s dans le plus grand secret. Toutefois, leur union officielle, en tout cas aupr\u00e8s de la religion, n\u2019a pas calm\u00e9 les familles. Le code d\u2019honneur bafou\u00e9, les amoureux devaient \u00eatre tu\u00e9s.<\/p>\n<p data-block-key=\"3b7eu\">Alors, les amoureux ont fui. Ils ont travers\u00e9 la M\u00e9diterran\u00e9e sur un cano\u00eb, avec leur fils Hama aux bras et Mawda dans le ventre de Phrast. Via une \u00eele grecque dont ils ne peuvent dire le nom, puis Ath\u00e8nes et les routes de l\u2019exil trac\u00e9es par d\u2019autres, l\u2019Allemagne, puis finalement l\u2019Angleterre esp\u00e9r\u00e9e, ils auraient pu inspirer Shakespeare. Mais ce sont des huissiers rigides comme des Bobbies qui les en ont expuls\u00e9s. On pourrait croire qu\u2019une femme qui fuit son pays par amour, pour \u00e9viter un mariage forc\u00e9 et parce qu\u2019on veut la tuer, ainsi que son mari, \u00e7a entrouvre des portes. Pas ici. On y reviendra.<\/p>\n<blockquote>\n<p data-block-key=\"3b7eu\"><strong>On pourrait croire qu\u2019une femme qui fuit son pays par amour, pour \u00e9viter un mariage forc\u00e9 et parce qu\u2019on veut la tuer, ainsi que son mari, \u00e7a entrouvre des portes.<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p data-block-key=\"3b7eu\">D\u2019apr\u00e8s le fameux r\u00e8glement europ\u00e9en de Dublin, qui cadre sec les migrations dans l\u2019Union, les parents de Mawda sont officiellement rentr\u00e9s sur notre vieux continent par l\u2019Allemagne. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019on a pris leurs empreintes digitales et qu\u2019ils sont devenus un num\u00e9ro dans un listing de demandeurs d\u2019asile. Avec de tout jeunes enfants, la vie dans le camp de M\u00f6nchengladbach s\u2019est vite r\u00e9v\u00e9l\u00e9e difficile. Phrast vivait tr\u00e8s mal la promiscuit\u00e9. La famille ne se sentait pas en s\u00e9curit\u00e9. Il y avait beaucoup de bagarres. Des r\u00e8glements de compte au couteau. Les autorit\u00e9s allemandes leur ont refus\u00e9 plusieurs fois un logement familial. Phrast et Shamdin n\u2019ont pas de destination finale sp\u00e9cifique en t\u00eate. Sur le conseil d\u2019autres Kurdes irakiens, ils d\u00e9cident de se rendre en Angleterre. Direction Newport, o\u00f9 un studio leur est assign\u00e9. L\u00e0, ils ont l\u2019impression d\u2019avoir une vie \u00e0 peu pr\u00e8s normale. Mawda grandit plus tranquillement, son grand fr\u00e8re Hama va \u00e0 l\u2019\u00e9cole et Shamdin trouve un petit job.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2407\" aria-describedby=\"caption-attachment-2407\" style=\"width: 599px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2407 \" src=\"https:\/\/medialatitudes.be\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/1_FX4eMHf.width-720-600x400.jpg\" alt=\"Illustration r\u00e9alis\u00e9e par M\u00e9lanie Utzmann-North pour l'\u00e9pisode 1 consacr\u00e9 \u00e0 M\u00e9dor.\" width=\"599\" height=\"400\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2407\" class=\"wp-caption-text\"><em>Melanie Utzmann-North. CC BY-NC-ND<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<p data-block-key=\"ux53l\">La famille souffle un peu. Mais au bout de dix mois, les autorit\u00e9s britanniques d\u00e9couvrent que leurs empreintes ont \u00e9t\u00e9 prises en Allemagne. Ils re\u00e7oivent l\u2019ordre de quitter le territoire. Mawda a un an. Son grand-fr\u00e8re, quatre. Ils ne savent pas quoi faire, alors ils attendent. Un jour, la police entre dans l\u2019appartement. \u00ab\u202f\u00a0<i>Elle avait manifestement les clefs,<\/i>\u00a0raconte Phrast<i>. Ils sont entr\u00e9s sans pr\u00e9venir. Ils \u00e9taient nombreux. Ils avaient un dossier avec tous les papiers pour nous expulser. Ils nous ont menott\u00e9s et escort\u00e9s \u00e0 l\u2019a\u00e9roport. Six policiers nous ont accompagn\u00e9s jusqu\u2019en Allemagne. Dans l\u2019avion on \u00e9tait s\u00e9par\u00e9s des enfants.\u202f\u00bb<\/i>\u00a0Elle essaye d\u2019en rire. \u00ab\u202f\u00a0<i>Je me disais\u00a0: on a commis un crime ou quoi\u202f?\u202f!<\/i>\u00a0\u202f\u00bb<\/p>\n<h2 data-block-key=\"doh9p\"><b>Demande d\u2019asile refus\u00e9e<\/b><\/h2>\n<p data-block-key=\"50hf1\">Retour en Allemagne, donc, o\u00f9 leur demande d\u2019asile a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e. En appel, \u00e9galement. Shamdin dit\u00a0: \u00ab\u202f\u00a0<i>On a tout r\u00e9expliqu\u00e9 au juge, le crime d\u2019honneur au Kurdistan, le d\u00e9part oblig\u00e9, mais il n\u2019a pas pris notre histoire au s\u00e9rieux.<\/i>\u00a0\u202f\u00bb Toutes leurs aides sociales sont coup\u00e9es. Le couple d\u00e9cide d\u00e8s lors de rejoindre un camp de transit \u00e0 Grande-Synthe, en France, pas trop loin de Calais. Dans l\u2019attente d\u2019un passage en Angleterre. Ils se disent qu\u2019il n\u2019y a pas beaucoup d\u2019autre choix\u2026<\/p>\n<blockquote><p><strong>\u00ab\u202fLes policiers anglais avaient manifestement les clefs de notre logement. Ils sont entr\u00e9s sans pr\u00e9venir pour nous expulser.\u202f\u00bb<\/strong><\/p>\n<p data-block-key=\"50hf1\"><strong><cite>Phrast, la maman.<\/cite><\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p data-block-key=\"2jye0\">C\u2019est dans un gymnase fran\u00e7ais o\u00f9 des bancs s\u00e9parent les familles que Mawda f\u00eate ses deux ans. Ses parents y retrouvent des Kurdes irakiens, ils se font des amis avec qui sont \u00e9chang\u00e9s des bons plans pour le passage de la Manche. Au moins, il y a l\u00e0 un peu de solidarit\u00e9. Interpr\u00e8te dans le camp de Grande-Synthe, Kazam raconte\u00a0: \u00ab\u202f\u00a0<i>Je me souviens quand ils \u00e9taient l\u00e0. C\u2019\u00e9tait des gens bien, ils ne cherchaient pas d\u2019histoire. Comme j\u2019\u00e9tais interpr\u00e8te, j\u2019\u00e9tais le seul homme \u00e0 pouvoir entrer dans la salle des familles. Un jour, le p\u00e8re m\u2019a donn\u00e9 une paire de chaussures. Ils n\u2019avaient rien et il me donnait des chaussures. Tu vois le genre de personne\u202f?<\/i>\u00a0\u202f\u00bb<\/p>\n<p data-block-key=\"aegd\">Malgr\u00e9 l\u2019entraide, Phrast est angoiss\u00e9e. Elle ne pense qu\u2019\u00e0 la suite. \u00c0 ce qui les attend. Le soir du mercredi 16 mai 2018, il y a une autre famille qui embarque avec celle de Mawda dans une camionnette blanche. Et deux mineurs non accompagn\u00e9s, aussi. Des Kurdes, mais aussi des Afghans, des Bidounes du Kowe\u00eft. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, d\u00e9j\u00e0, les routes longeant la c\u00f4te fran\u00e7aise en direction de Calais sont devenues impossibles. Le v\u00e9hicule fait donc un long d\u00e9tour pour aboutir au point de passage esp\u00e9r\u00e9. Mawda et sa famille entrent sans le savoir en Belgique. Sur l\u2019autoroute E42, leur camionnette est soudain prise en chasse.<\/p>\n<p data-block-key=\"aegd\"><strong>Illustrations (CC BY-NC-ND) : M\u00e9lanie Utzmann-North <\/strong><\/p>\n<p data-block-key=\"aegd\"><strong>Enqu\u00eate (CC BY-NC-ND) : Pauline Beugnies<\/strong><\/p>\n<p data-block-key=\"aegd\"><em>Retrouvez l&#8217;\u00e9pisode 2 sur le site Latitudes \u00e0 partir du 2 d\u00e9cembre.<\/em><\/p>\n<p data-block-key=\"aegd\">\u00ab Mawda, \u00e7a veut dire tendresse \u00bb, est pr\u00e9sent\u00e9e au Th\u00e9\u00e2tre National du 1er au 10 d\u00e9cembre. Infos et r\u00e9servations : <a href=\"https:\/\/www.theatrenational.be\/fr\/activities\/2666-mawda-ca-veut-dire-tendresse#:~:text=Mawda%2C%20%C3%A7a%20veut%20dire%20tendresse%20tient%20de%20l'obstination%20de,%C3%A0%20Li%C3%A8ge%20et%20%C3%A0%20Mons.\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">theatrenational.be<\/a>.<\/p>\n<div class=\"well jumbotron\"><span class=\"marktc8gef1g3\" data-markjs=\"true\" data-ogac=\"\" data-ogab=\"\" data-ogsc=\"\" data-ogsb=\"\">Cette s\u00e9rie a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e et publi\u00e9e par M\u00e9dor, ce magazine<\/span> peut \u00eatre d\u00e9couvert pendant un mois gratuitement sans engagement, via ce lien : <a href=\"https:\/\/boutique.medor.coop\/new\/subscription\/trial?redirect=https:\/\/medor.coop\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span class=\"marktc8gef1g3\" data-markjs=\"true\" data-ogac=\"\" data-ogab=\"\" data-ogsc=\"\" data-ogsb=\"\">medor<\/span>.coop\/essai<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Extrait du PV de police initial, suite \u00e0 la mort de Mawda Shamdin Ali, deux ans\u00a0: \u00ab\u202f\u00a0Selon les informations recueillies et nos constatations, les faits se seraient d\u00e9roul\u00e9s comme suit\u00a0: [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":933,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[],"coauthors":[137,136],"class_list":["post-932","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-belgie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/932","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=932"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/932\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":934,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/932\/revisions\/934"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/media\/933"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=932"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=932"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=932"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/medialatitudes.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=932"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}